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De plus en plus d'entreprises développent des approches innovantes visant à accroître l'efficacité de leurs recrutements au travers d'Internet. Sites web proposant une expérience, video et interviews de collaborateurs vantant les mérites de la société (une démarche plus crédible qu'un(e) DRH qui tiendrait les mêmes propos), valorisation des perspectives et des avantages "uniques" offerts par l'entreprise, fitness en bas du bureau : tout y passe ou presque.
L'économie de nos pays industrialisés va se repenser progressivement autour de la connaissance et de la création de valeur concrète et monétisable. Un simple coup d'oeil à l'évolution économique des "puissances montantes" suffit à s'en convaincre. Dans ce contexte, c'est l'individu et pas seulement son coût horaire qui reste déterminant : il serait logique que ce soit la capacité qu'auront les entreprises à attirer les meilleurs talents qui deviennent de plus en plus stratégiques.
D'ailleurs, Internet s'est d'ores et déjà établi comme média de référence en matière de relation "entreprise-candidats". A présent, on peut légitimement se demander si les sites web HR de demain ne seront pas (presque) plus réfléchis que ceux qui s'adressent aux consommateurs, journalistes ou actionnaires ;-) ?
L'exemple d'Accenture et son site dédié BackstageAccenture.com est intéressant, mais il n'a pas fallu longtemps à d'anciens employés (ou serait-ce des concurrents jaloux ?) pour venir tenter de briser ce joli rêve en rétablissant leur propre vérité. C'est l'économie 2.0 : on vous autorise à faire votre speech mais vous devez accepter que la réaction de tout un chacun devienne accessible à la terre entière, en 2 clics (2 parce que 3, c'est déjà trop "1.0").
Vous êtes convaincus par ce qui précède et/ou cherchez à attirer les meilleurs talents dans votre entreprise ? Vous devriez tester le pouvoir d'attractivité de votre "offre" online : site web, premiers résultats parlant de votre entreprise dans Google, nombre de vos collaborateurs qui recherchent plus ou moins activement du travail via des réseaux sociaux type Linkedin.
Est-ce que le message véhiculé par votre entreprise lorsqu'on s'intéresse à elle sur Internet correspond bien à ce qu'il serait pertinent de communiquer ? Comment l'optimiser afin de maximiser vos chances d'attirer les meilleurs candidats ? Vos atouts sont-ils correctement valorisés ?
Quant aux candidats en cours d'emploi (ou pas) qui lisez ce blog : quels sont vos premiers réflexes avant de postuler ? Réalisez-vous des recherches online ? A l'aide de quelles sources ?
On se réjouit de vous lire ;-)
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Par David Sadigh | 31 janvier 2007 |
Analyses sectorielles
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Dans son édition
en ligne du 28 janvier 2007, le Wall Street Journal (contenu payant) nous informe des dernières
tentatives d'innovation de la part des grands moteurs de recherche actuels.
But du jeu ?
Tester de nouvelles interfaces auprès du grand public. Ainsi on retrouve une
nouvelle mouture made in Google sous le nom de SearchMash mêlant, dans ses
résultats, des vidéos, des blogs et des images. Les résultats sont certes
donnés rapidement dans une interface sobre mais le tout n’est pas franchement
convaincant pour l’instant.
Du côté de Yahoo,
les ballons d’essai se font sur deux de leurs acquisitions que sont Altavista
et AlltheWeb. La version « live » d’AlltheWeb est intéressante car
elle affiche en temps réel des sémantiques préalablement recherchées par d’autres
utilisateurs, toutefois les résultats de recherche sont fournis par Yahoo, et
force est de constater que ce dernier n’a pas encore fait son retard sur
Google, loin s’en faut.
La palme de l’audace
revient, à ma grande surprise, à Microsoft, mieux connu pour copier que d’innover.
Son unité Windows Live a lancé récemment un moteur de recherche expérimental : Ms. Dewey.
A tester sans
modération !
Si Microsoft ne
va pas mettre en péril l’hégémonie de Google grâce à Mlle Dewey, la société
montre qu’elle sait aussi innover. D’ailleurs parmi GYM, c’est certainement
elle qui a fait les plus gros progrès pour améliorer la qualité des résultats
de recherche ces derniers mois. Il y a fort à parier, que l’internaute lambda
qui se verra offrir par défaut Live Search via Vista, ne pensera pas forcement
à se tourner vers Google si les résultats proposés sont satisfaisants.
Quand
quelques milliards de dollars sont en jeu, Microsoft n’est jamais très loin…
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Par Flavio Quaranta | 28 janvier 2007 |
Actualités et tendances
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Les entreprises commencent à découvrir les problématiques et conséquences suscitées par la généralisation du web. Le média grandit vite, et exerce son influence auprès de plus d'un milliard d'internautes. Lorsqu'une crise subsiste : elle peut rapidement se disséminer en laissant des traces qui restent parfois visibles longtemps. Ainsi, ce ne sera que dans 2 ou 3 ans que le département Ressources Humaines indiquera que de nombreux candidats hésitent à postuler dans l'entreprise en raison de tel ou tel événement que tout le monde pensait oublié à l'interne mais qui figurait pourtant dans les premières places de Google, ou dans la description même de l'entreprise sur Wikipedia...Et pourtant, "Attirer les meilleurs talents" figuraient dans les priorités stratégiques de l'entreprise, dommage. La visibilité de l'information sur Internet, c'est un peu comme les anciennes histoires de famille, c'est lorsqu'on pense qu'elles sont définitivement oubliées qu'elles risquent de ressurgir. Un simple lien provenant d'un site disposant s'une solide popularité peut suffire. La proactivité du média et sa flexibilité confèrent aux utilisateurs un pouvoir qu'il s'agit pour les entreprises de prendre très au sérieux. La notion d'historisation des données renforce davantage cette donne : le web à une mémoire, et elle n'est pas à court terme. La présence de spots publicitaires tournant en dérision les marques, et visualisés par des milliers de personnes sur Youtube ou DailyMotion n'est que la pointe de l'Iceberg. Combien de groupes de rap ont déjà emprunté le nom des marques de Luxe pour leur futur album "bling-bling" visible sur MySpace ? Combien d’anciens employés (ou de concurrents) échangent des informations soit disant "grises" dans des forums d'Alumni ? Combien de consommateurs ont pris soin de détailler la piètre qualité de votre service client sur Ciao, Tripadvisor ou ailleurs ?
Oui il faut réagir, mais avec prudence: en commençant par comprendre précisément les raisons du mécontentement des internautes. Par exemple, si des problèmes de qualité liés au produit sont avérés, il n'y a pas de doute : il faut améliorer le produit et l'appel à une société de services, même spécialisée, ne pourra pas y changer grand chose... De nombreuses règles de base en matière de communication s'appliquent au web, mais attention: Internet a également son lot d'erreurs qu'il s'agit d'éviter. Ainsi, mandater une boîte de PR pour "optimiser son branding" sur Wikipedia, c'est un peu comme tenter de corrompre un journaliste pour qu'il dise du bien de vous... Le cas récent de Microsoft, qui indique avoir voulu faire mettre à jour des informations qu'elle jugeait imprécises sur Wikipedia est intéressant à bien des égards.
De notre point de vue, les marques doivent sérieusement considérer la façon dont elles protègent leur image sur Internet. Des décennies ont souvent été nécessaires à la création d'un brand fort, il serait quand même dommage de ne pas prendre le web plus au sérieux. Combien de clients, actionnaires, prospects, journalistes, employés potentiels ou partenaires vous recherchent : vous, vos produits, vos dirigeants chaque jour sur Internet ? A quelle image ces différents publics sont-ils confrontés?
Et demain, avec la généralisation de la téléphonie mobile, c'est lorsque vos clients potentiels passeront devant vos points de vente qu'ils recevront l'avis d'autres consommateurs leurs suggérant d'opter pour des produits concurents ou de s'abstenir d'acheter...
Quel rapport avec IC-Agency?
Depuis 2001, nous offrons des solutions sur mesure en matière de reputation management. Nous réalisons notamment des études permettant à nos clients de disposer d'une cartographie complète de la façon dont leur image est perçue sur Internet. Le diagnostic obtenu permet de s'assurer de la cohérence entre la communication réalisée "off-line" et la façon dont l'entreprise/la marque est perçue. Si vous souhaitez en savoir plus, c'est avec plaisir que nous pouvons en parler.
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Par David Sadigh | 27 janvier 2007 |
E-réputation
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Internet s'impose comme un outil de plus en plus stratégique pour les entreprises qui recherchent de nouveaux collaborateurs. Selon une récente étude menée aux Etats-Unis, l'investissement online (5,9 milliards de dollars) a été plus important que l'investissement print (5.4 milliards de dollars) en matière de petites annonces d'emploi en 2006.
Néanmoins, l'avenir des sites d'emploi généralistes ne semble pas forcément assuré. Selon Business Week, Monster, HotJobs et CareerBuilder ont vu leur audience chuter, respectivement, de 23,7%, 18,4% et 7,1%, durant les six derniers mois de l'année 2006.
L'émergence de sites d'emploi spécialisés - souvent liés à des blogs influents, comme TechCrunch, GigaOM ou 37signals - expliquent en partie cette tendance. Les blogs ou les réseaux sociaux, tels que LinkedIn, introduisent également de nouvelles façons de dénicher la perle rare pour les entreprises et de se faire connaître - souvent de façon plus originale - pour les candidats.
Pour l'heure, ces nouveaux outils de recrutement se limitent à des secteurs de niche, essentiellement dans le domaine technologique, mais il est à prévoir que leur champ s'étende petit à petit à d'autres types d'audience, représentant autant d'opportunités - pour la presse, comme pour de nouveaux entrants - d'amener "l'expérience utilisateur" au-delà de la petite annonce traditionnelle et statique.
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Par Marc-Olivier Peyer | 22 janvier 2007 |
Actualités et tendances
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L'envoi d'e-mails au format HTML - pas toujours favorablement accueilli par tous les destinataires, mais ceci est un autre problème - est fréquemment utilisé dans le cadre de campagnes promotionnelles ou dans les newsletters.
Sans remettre en cause cette pratique, la sortie de Outlook 2007 va très probablement obliger les expéditeurs à revisiter les modèles HTML qu'ils utilisent actuellement.
En effet, un e-mail au format HTML qui, aujourd'hui, s'affiche correctement dans Outlook ou dans un autre logiciel de messagerie risque de ne plus s'afficher de la même manière dans Outlook 2007. Motif: le support des standards HTML et CSS dans Outlook 2007 - désormais assuré par le moteur HTML de Word au lieu de Internet Explorer - n'est que partiel. Conséquence: formulaires, Javascript, Java, gifs animés et animations Flash ne s'afficheront plus dans la prochaine version du logiciel de messagerie de Microsoft. La restriction devrait également concerner le lecteur RSS intégré à Outlook 2007.
Cette décision a manifestement été prise dans le but d'éliminer les risques de sécurité posés par Internet Explorer. Elle a malheureusement des conséquences qui rappellent les moments les moins glorieux de la "guerre des navigateurs" et apparaît quelque peu anachronique en matière de respect des standards Web. Il va pourtant falloir s'y faire; et pour nous y aider, Microsoft publie sur son site la liste des éléments HTML et des déclarations CSS supportés par Outlook 2007.
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Par Marc-Olivier Peyer | 16 janvier 2007 |
Analyses sectorielles
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A notre avis, la personnalisation de contenu va s'imposer comme un avantage compétitif important dans les prochains mois, car les internautes demandent de plus en plus de réactivité et d'intelligence aux sites Internet qu'ils consultent. Pour faire suite à nos prédictions 2007, il nous a semblé intéressant d'analyser plus précisément cette tendance et de lui consacrer une série d'articles sur notre blog.
Pour commencer, nous vous proposons d'analyser la différence entre l'optimisation et la personnalisation:
L'optimisation permet, pour un emplacement précis sur une page web, de tester différents contenus (éléments textuels, graphiques, vidéo ou sonore). Après un certains laps de temps, l'outil d'optimisation va définir quel contenu est le plus profitable en fonction de critères de sélection pré-définis. Lorsque ce dernier a été défini (après qu'un certain nombre de clics ou de pages vues ont été atteints), le système va uniquement afficher le contenu optimal.
La personnalisation, quant à elle, permet d'afficher des contenus spécifiques en fonction des visiteurs, de leurs actions et/ou de leurs intentions. En général, la personnalisation est également combinée à une fonction d'optimisation afin de sélectionner le plus optimisé des contenus personnalisés.
La personnalisation fait mieux que l'optimisation car elle agit proactivement en répondant aux attentes des visiteurs. L'optimisation, elle, ne fait que proposer des contenus différents sans se soucier des intentions réelles des clients.
Suite au prochain épisode, où il sera question de multivariable testing...
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Par Jerome Cuendet | 15 janvier 2007 |
Analyses sectorielles
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"One laptop per child". Voilà un projet ambitieux : informatiser tous les enfants des pays en voie de développement, afin de leur apporter un moyen d'expression et d'apprentissage digne du 21ème siècle.
Développé par le MIT Media Lab, sous la direction de Nicholas Negroponte, cet ordinateur est un concentré de technologies pensé dans le moindre détail pour être accessible à chacun et de partout.
Quelques points à relever :
Son prix : 100 $, vendu directement aux gouvernements et distribués aux enfants par les écoles. Une vente au public est également envisagée.
Sa batterie ne requiert pas d'alimentation électrique externe, elle se recharge manuellement avec un manivelle, une corde ou une pédale
Son écran permet de lire en plein soleil sans être ébloui, élément crucial en Afrique.
Son système d'exploitation : Linux, un système gratuit qui va se déployer encore plus rapidement grâce à ce projet et devenir la référence pour des millions de nouveaux utilisateurs. Dommage pour Microsoft!
Et la connexion Internet? L'ordinateur dispose d'une connexion sans fil permettant de communiquer directement avec son voisin le plus proche, créant ainsi, un réseau local en chaîne.
Notre fierté : le design de cet ordinateur est créé par un Suisse, Yves Béhar.
Gérer un projet qui nécessite de réimaginer entièrement un ordinateur portable avec des contraintes de coûts si importantes est un défi important. Un wiki a donc été créé afin que chacun puisse y apporter ses idées. Quand la collaboration permet de telles avancées... Moi je dis : Respect!
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Par Liah Banon | 12 janvier 2007 |
Actualités et tendances
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Malgré un contexte publicitaire général tendu, Internet affiche des résultats jalousés. La publicité online est en pleine croissance, et devrait représenter près de 10% de l’ensemble de l’investissement publicitaire en 2010.
Les marques de luxe commencent à dompter ce média : explications dans l'article "The secrets of online advertising" que nous avons écrit pour le dernier numéro de Europa Star. Article disponible ici.
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Par Liah Banon | 11 janvier 2007 |
Publicité en ligne
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Le monde virtuel Second Life bénéficie depuis plusieurs mois d'un buzz grandissant, sur Internet et au-delà. Fin décembre, Clay Shirky dénonçait sur son blog les chiffres avancés par certains journalistes du New York Times, de CNN et de Fortune faisant état d'une population de plus de 1 million d'âmes sur Second Life. Selon Shirky, ces chiffres ne refléteraient pas la réalité du monde virtuel.
Début janvier, le journaliste David Kirkpatrick, mis en cause par Shirky, publiait sur son blog des chiffres revus à la baisse, obtenus directement auprès de Linden Labs, la société éditrice de Second Life:
- Personnes connectées simultanément (en moyenne) : entre 15'000 et 20'000 - Nombre de personnes ayant créé un compte : 1,5 million - Nombre de personnes s'étant reconnectées dans le mois suivant leur inscription : 252'000
Sans remettre en cause la croissance de SecondLife ni son potentiel - qui se calcule en Linden Dollars - ces chiffres montrent bien que l'ampleur du phénomène n'est pas aussi importante que certains ont voulu nous le faire croire. Le taux d'abandon élevé que connaît SecondLife semble indiquer que la 3D sur Internet est une expérience encore trop compliquée pour la majorité des utilisateurs, qui ne sont pas prêts à y investir le temps nécessaire. Il reste donc de la place pour innover, améliorer l'utilisabilité des environnements 3D et gagner des parts de marché sur un secteur qui pourrait se développer à plus large échelle dans les prochaines années. Pour ceux qui veulent se lancer, l'aventure passe sans doute par le téléchargement du code source du navigateur de SecondLife, (intelligemment) distribué en open source depuis hier.
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Par Marc-Olivier Peyer | 09 janvier 2007 |
Analyses sectorielles
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Janvier n'est pas uniquement la période des bonnes résolutions pour la nouvelle année. C'est également celle des prévisions. En voici cinq, soufflées par notre désormais célèbre boule de cristal:
1. La consolidation du marché de la publicité online
La publicité online a continué d'afficher une forte croissance en 2006, comme en témoignent notamment les résultats de Google. En 2007, la croissance devrait se tasser, particulièrement aux Etats-Unis. Le marché devra alors faire preuve de maturité et se professionaliser en adoptant des standards et des indicateurs adaptés à des annonceurs toujours plus exigeants. Claironner à tout va qu'Internet permet de mesurer le ROI au centime près et continuer à vendre du CPM comme du print est la meilleure garantie de se réveiller avec une gueule de bois le 1er janvier 2008.
2. La personnalisation, nouvel indicateur de performance d'un site
Comme expliqué précédemment, la page vue se meurt et son successeur est toujours activement recherché. En 2007, la personnalisation pourrait s'imposer comme un nouvel indicateur des plus pertinents. A l'heure des aggrégateurs RSS et de la vidéo à la demande, les consommateurs ne s'attendront bientôt plus à être tous accueillis de la même façon sur un site Web. Une tendance qui va également représenter de nouvelles opportunités pour la publicité online, ainsi renforcée de critères de ciblage inédits dans le offline.
3. Un "retour de boomerang" pour Google ?
2006 aura incontestablement été marqué par le rachat de YouTube. 2007 pourrait être l'année de vérité pour Google, qui devra démontrer sa capacité à monétiser un contenu qui ne lui appartient pas avec toutes les conséquences que cela implique au niveau de la propriété intellectuelle - un sujet dont on devrait également reparler en 2007, notamment en relation avec la mort annoncée des DRM.
Dans tous les cas, la bonne santé de Google apparaît comme un élément déterminant pour l'ensemble de l'industrie. Si Google s'enrhume, c'est une large partie de l'Internet qui tousse.
4. Le darwinisme appliqué au Web 2.0
L'enthousiasme suscité par le retour de capitaux dans la sphère Internet pose la question de l'enflement d'une bulle 2.0. Si elle n'est pas déjà, cette bulle risque d'arriver, car l'offre en capitaux est probablement supérieure au nombre de projets réellement porteurs. Les valorisations risquent de continuer à augmenter, jusqu'à ce qu'un article du WSJ vienne tout faire exploser... En 2006, Skype a été racheté pour un prix proche de 20 millions de dollars par employé. 2007 connaîtra-t-elle un nouveau record ?
Cela ne devrait toutefois pas empêcher la consolidation et l'émergence de success-stories 2.0 créés par des sociétés qui auront réussi à répondre à un vrai besoin du marché, à trouver leur place en termes d'audience et à imposer leur marque auprès d'une importante base d'utilisateurs enregistrés.
5. Un réseau omniprésent et "tangible"
Téléphone portable, Wifi, Wimax, objets communiquants, télévision, console de jeux, Internet sera de plus en plus omniprésent en 2007. De nouveaux acteurs se profileront pour gagner des parts de marché en matière de "convergence nomade" et il n'est pas à exclure que des fabricants comme Nokia s'intéressent à des plate-formes de podcasting ou de vidéo. A terme, l'ubiquité du réseau facilitera également le développement d'interactions et du bouche-à-oreille, tant au niveau local que global. Grâce aux techniques de géolocalisation, le réseau deviendra plus "tangible" et s'adaptera à l'environnement et aux attentes de l'utilisateur.
Merci à David et Flavio pour leur collaboration à la rédaction de cet article.
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Par Marc-Olivier Peyer | 08 janvier 2007 |
Analyses sectorielles
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